On l’a appris un jour où l’autre, en géométrie Euclidienne « La ligne droite est le plus court chemin pour aller d’un point à un autre », et pour moi la droite c’est de prendre le RER A pour aller de Fontenay-sous-bois à la Défense. Mais parfois, je visite d’autres géométries urbaines, avec un autre mode de transport – la voiture – pas toujours et même rarement plus rapide, sauf le matin très tôt ou le soir très tard, mais des géométries urbaines plus riches, les paysages de Paris métropole automobile. Bref, j’ai récemment découvert que l’on peut quitter la Défense pour rallier l’Est du Grand-Paris par les quais, longer Courbevoie, Asnières, remonter vers l’Ile-Saint-Denis et rejoindre l’A86 après les bouchons de Colombes ! Nouvel itinéraire et nouvelle découverte du Grand-Paris et la surprise de ces coupoles de zinc, perdues dans le très chic Bécon les Bruyères, comme un pendant improbable à l’ouest de la métropole des coupoles sikhs de Bobigny, en-tête de Paris est sa banlieue. Jour de printemps, et le temps de s’arrêter pour visiter le parc de Bécon, voir enfin ces coupoles, tristes restes de l’exposition universelle de Paris en 1878, le Pavillon du Prince de Galles. Malédiction des rares vestiges des expositions universelles ou coloniales parisiennes. Le jardin d’agronomie tropicale du Bois de Vincennes, entre cimetière et mouroir, sans oublier le destin pitoyable du pavillon réplique du Palais du Bardo de Tunis remisé dans le Parc Montsouris laissé à l’abandon et détruit dans un incendie en 1991. France, mère des arts, des armes et des lois disait l’autre… Intégré aujourd’hui aux services municipaux des jardins de Courbevoie, le pavillon est dans un triste état. Je ne sais pas s’il doit être restauré, sauvegardé, et ce n’est peut-être pas à Courbevoie que revient le devoir de sauver ce témoignage de la France colonialiste de la fin du 19ème, mais plutôt que de débattre de l’identité nationale, on pourrait peut-être sauvegarder son patrimoine, dans toute sa diversité , assumée ou pas !
Bref, une étonnante découverte, au sortir de La Défense, entre les immeubles standing de Courbevoie, les pavillons de banlieue rescapés du bord de la Seine, l’orangerie du parc de Bécon les Bruyères, les serres des services des jardins de la ville, au dessus de l’autoroute urbaine du quai, face à la très protégée île de la Jatte, les coupoles argent du Pavillon du Prince de Galles de l’expo de 1878, comme la silhouette d’une mosquée qui n’oserait dire son nom, en plein 92, mais pour une fois pas à Nanterre mais à Courbevoie, ironie de la sauvegarde non assumée du patrimoine
Et n’oublions pas le Sidaction ce week-end. On meurt encore du Sida, cela veut dire que nos amis, nos proches, tous ceux que l’on aime peuvent aussi être victimes de la maladie. Cela fait près de trente ans que l’on attend le vaccin et le traitement supportable de tous. Alors n’oublions pas de donner.
Jean-Paul Chapon











Encore un petit effort et vous pourrez savourer Paris à pied! D’accord, cela vous prendra plus de temps, mais vous verrez tellement plus de détails intéressants!
@ard, qui parle de Paris ici ? vous mais pas moi. Elargissez votre horizon et vos références, osez traverser le périphérique, sortez du Petit-Paris et vous verrez que la vie est ailleurs dans la réalité quotidienne du Grand-Paris. Le trajet dont je parle consiste à rallier La Défense à l’ouest depuis Fontenay-sous-bois à l’est pour aller travailler. La distance est supérieure à 20 km, alors vous avez peut-être le temps pour la marche à pieds, ou même pour le vélo, pas moi. Désolé