Carte postale du Grand-Paris, avec graffiti politique et patrimoine archéologique

passerelle de charenton pinay graffiti

*mise à jour du 03-07-2001
L’autre jour, je me suis arrêté en rentrant de ma visite hebdomadaire chez ma mère pour prendre des photos de la passerelle de béton qui enjambe la Seine, juste en aval du confluent avec la Marne, après Chinagora, ou ce qui en reste. Lourde construction dont le ciment imite une structure metallique, avant-postes de ciment crénelés comme les tours des remparts d’Avignon sur l’A4 côté Charenton et sur la rive d’Ivry, passerelle paradis des taggers, on peut traverser en amont y compris à vélo, mais pas sur la face aval. Frustration de ne pas pouvoir photographier l’entrée de la Seine vers le Petit-Paris.

Et puis marchant sous la passerelle, en croisant la course de joggers et cyclistes, je découvre au milieu des grafs et tags d’aujourd’hui ce graffiti, certainement vieux d’un demi-siècle « Pinay assasin de la république« , soit à propos de ses emprunts à la fin des années 50, ou référence à l’instauration du nouveau franc *ou plus sûrement au soutien à De Gaulle comme le suggère Brisavoine dans son commentaire. Question : à partir de quand un graffiti devient un élément de patrimoine historique ? Ce Pinay assassin de la république doit il être sauvegardé comme les graffiti politiques de Pompei rescapé sous les cendres de l’éruption du Vésuve en 79 après JC ou nettoyés au Kärcher ? Intéressant de voir l’histoire écrite sur les murs de la Ville, souhaitons qu’ils soient officiellement pris en compte et sauvegardés.

Demain retour sur le Grand-Paris politique, mais politique d’aujourd’hui avec une interview d’un de ses acteurs.

Jean-Paul Chapon

A propos parisbanlieue

Qui a peur du Grand Paris ? le journal d’un « desperate banlieusard » continue, malgré la difficulté à se faire entendre. Déceptions et frustrations, paralysie du jeu politicien droite-gauche et refus de construire une métropole unifiée et solidaire au-dessus du périphérique. En regardant le Petit Paris de Bertrand Delanoë, et la région immobile de Jean-Paul Huchon en passant par la préfectoralisation de la région-capitale par le gouvernement Sarkozy, Paris est sa banlieue entame sa saison 3… à suivre ;-) Sinon, quand je ne m'occupe pas de Ville et de banlieue ou de Grand-Paris, je suis chargé de la gouvernance web et du 2.0 dans une grosse boîte...
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2 commentaires pour Carte postale du Grand-Paris, avec graffiti politique et patrimoine archéologique

  1. Brisavoine dit :

    Je pense plutôt que le graffiti fait allusion au soutien de Pinay au général de Gaulle en 1958. Pour les Communistes qui étaient opposés à l’instauration de la 5è République et voyaient en de Gaulle un fossoyeur de la république, le soutien du très populaire Pinay à de Gaulle devait être vu comme un « assassinat » de la république.

  2. Lupus dit :

    « *mise à jour du 03-07-2001″…

    Whoaw! Une faille temporelle!🙂

    Sinon, on peut noter l’état incroyablement délabré de cette passerelle, dont les ferraillages sont souvent à découvert et à la mercie de l’occidation.

    Pour le coup, je ne suis pas sur de la regretter si un jour elle est remplacer par un projet plus contemporain, et surtout plus accessible…

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