No money, no problems, ou carte postale avec patrimoine éphémère

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Bertrand Delanoë, le maire du Petit-Paris déclarait récemment à Challenges qu’il avait « mis un terme à la division Est-Ouest de Paris ». S’il y a encore de la marge, elle va certainement s’estomper et sans doute, et le prix du m2 à l’Est de Paris finira par rejoindre des niveaux rendant l’accession au logement de plus en plus difficile, à l’Est comme à l’Ouest de Paris intra-muros. Mais en cette première journée du patrimoine 2011, après une semaine professionnelle plus qu’intense, qui faisait suite à une autre et à une autre, bref je profitais d’un moment de liberté pour aller voir les travaux du côté du Boulevard Mc Donald et de la ZAC Claude Bernard au nord-est de Paris. Au détour d’un îlot en démolition, ce graph superbe de Beerens, comme un Ernest Pignon-Ernest de circonstance. Tire-lire efflanquée bientôt anéantie dans la restructuration d’un quartier de Paris. No money, no problems. Les européens n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la Grèce, provoquant une saine colère de Jacques Delors, devant « les petits calculs » des politiques européens et leur manque de volonté à trouver une solution pour sauver ce qui peut encore l’être. Tourmente des marchés, banques attaquées, spéculation sur l’euro, économie en péril, Europe inconsciente. No money, no problems ?

ps: allez vite vous promener dans le coin, si vous voulez voir un autre Paris, il y a les putes d’Europe de l’Est ou d’ailleurs, les dealers, le Roms qui campent autour d’un feu de bois d’après-midi le long du canal, les habitants qui chinent des fripes jetées sous un pont, les SDF qui attendent le bus de la Ville, et les gens qui vivent, survivent, là… Allez-y, voir vos voisins du Petit et du Grand-Paris !

Jean-Paul Chapon

A propos parisbanlieue

Qui a peur du Grand Paris ? le journal d’un « desperate banlieusard » continue, malgré la difficulté à se faire entendre. Déceptions et frustrations, paralysie du jeu politicien droite-gauche et refus de construire une métropole unifiée et solidaire au-dessus du périphérique. En regardant le Petit Paris de Bertrand Delanoë, et la région immobile de Jean-Paul Huchon en passant par la préfectoralisation de la région-capitale par le gouvernement Sarkozy, Paris est sa banlieue entame sa saison 3… à suivre ;-) Sinon, quand je ne m'occupe pas de Ville et de banlieue ou de Grand-Paris, je suis chargé de la gouvernance web et du 2.0 dans une grosse boîte...
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3 commentaires pour No money, no problems, ou carte postale avec patrimoine éphémère

  1. Charml dit :

    Bonjour,

    A propos de la ZAC Claude Bernard, on peut tout de même remarquer que le renouvellement urbain se déroule non seulement à Paris, mais aussi de l’autre côté du périphérique. La « banlieue » n’est pas en reste avec la création du méga centre commercial « Le Millenaire », accompagné d’une grande ZAC (ZAC Canal Porte d’Auberviliers) avec des bureaux et des logements. Et je crois qu’un projet de rénovation des berges du canal Saint Denis est à l’étude.
    La ville bouge, les SDF et les pauvres vont sûrement bouger avec, au fil de l’augmentation de l’immobilier. Ce n’est pas parfait mais c’est mieux que le statuts quo !

  2. disons que point de vue loyers au m2, la fracture est ouest est effectiivement en train de se combler, au sein des 20 arr de la capitale !

  3. edik dit :

    Paris dans 20 ans
    Megalopolis, le magazine du très grand Paris, organise mardi 11 octobre une soirée-débat au Point Éphémère pour débattre de l’avenir de Paris et de sa région.
    Transport, logement, culture, emploi… Qu’est-ce qui attend les Franciliens ? Quatre invités confronteront leurs points de vue : Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris ; Pierre-Yves Bournazel, conseiller UMP de Paris ; Antoine Grumbach, architecte ; et Vincent Fouchier, directeur général adjoint de l’IAU îdF.
    La soirée débutera à 19h30 et se déroulera en deux parties : une heure d’intervention et 30 minutes de questions/réponses avec le public. L’entrée est libre.

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